dimanche 2 novembre 2014

A LA RECHERCHE DE LA VRAIE VIE



    Je suis né à Baden-Baden (Allemagne), puis j'ai passé une partie de mon enfance au Cameroun, mais aussi au Togo. J'ai été élevé dans le catholicisme traditionnel : Messe tous les dimanches, catéchisme, sacrements…etc.

C'est là que j'allais à la messe !

   Plus tard, ma famille est venue vivre en France, et à l’âge de 12 ans, je me suis désintéressé de la religion parce qu'un de mes copains dont la famille était athée se moquait de moi. J'ai donc cessé de fréquenter l'église catholique, et de toute façon, je ne comprenais pas grand chose aux sermons du curé.

Je commence à réfléchir !

    J'ai appris le métier de menuisier que j'ai exercé ensuite. Puis je suis allé à l'armée, et là j'ai côtoyé des amis qui  lisaient de la littérature philosophique. Je n'avais jamais réfléchi de ma vie. Ce fût donc la première fois que je me posais des questions : Pourquoi existe-t-on ? D'où vient-on ? Pourquoi l'univers existe-t-il ? Pourquoi l'homme est-il méchant? Pourquoi souffre-t-on ? Où va-t-on après la mort ? Alors, je me suis mis à lire des livres "existentialistes", qui incitent à se poser des questions, (ce qui est bien), mais par contre ils n'offrent aucune réponse, ce qui m’a conduit à une angoisse existentielle. Le coté positif de tout cela, c'est que cette quête m'a stimulé à chercher des solutions.

Douala (Cameroun)                                                                            Lomé (Togo)

   J'avais été marqué par la culture africaine. En effet, vivre dans d’autres pays, nous marque pour la vie, surtout quand cette culture est vraiment différente, avec une autre mentalité et une autre manière de concevoir l'existence. De plus, j'étais plutôt mal à l'aise en France car j'avais du mal à accepter le matérialisme qui y régnait.

    J'ai donc voulu connaître les autres cultures et les autres religions. Avec deux autres copains que j'avais connus à l'armée, nous avons décidé de découvrir le Maroc.


    C’est là que j’ai fumé du cannabis (kif) pour la première fois. Le peu d'argent que nous avions s'est vite épuisé, nous vivions au bord de la mer dans un cabanon prêté par un ami qui s'appelait Ali Baba. Nous avons mangé des moules et des oursins, chaque jour pendant plusieurs mois. Inutile de vous dire que j'en avais plus qu'assez.
   Heureusement, nous avions des amis qui nous invitaient parfois à manger du couscous ou du tajine ! Ces derniers nous ont aussi parlé de l'Islam. La religion commençait à nous intéresser, mais après 3 mois, nous avons réalisé que nous ne pouvions pas continuer à vivre ainsi, mais qu'il fallait gagner de l'argent. Il était donc temps de revenir en France…
    Nous sommes donc repartis à Paris, et j’ai avons trouvé du travail,  dans l'imprimerie, dans la chaussure, et d'autres petits "boulots".

La pose thé en Afghanistan

    Ensuite, je suis retourné au Maroc avec un autre copain, puis de retour à Paris, j'ai eu envie de visiter l'Asie. Il a fallu traverser l'Italie, la Grèce,  la Turquie, l'Iran (c'était à l'époque du "Shah"), et ensuite l'Afghanistan, oû il y avait encore des caravanes de chameaux. Pour moi, fumer du cannabis était plus qu’une habitude, c’était un art de vivre. Ensuite, le Pakistan, puis j'ai visité le Népal d'où j'ai été chassé par la police de l'immigration, parce que mon visa avait expiré. Ayant remarqué la beauté de la nature, j'ai compris que ce n'était pas le fruit du hasard, et qu'il devait y avoir quelqu'un ou quelque chose là derrière. C’est là aussi que j’ai commencé à prendre du LSD, ainsi que d’autres substances hallucinogènes. Puis, je suis resté un an en Inde, en divers endroits, après quoi je suis retourné en Europe en stop.

Temples au Népal

    Là, j'étais "déphasé", et j'avais beaucoup de mal à me réadapter à la vie européenne. Je suis allé voir mes parents, en Touraine, mais le contact était presque impossible avec eux, et je les ai fait souffrir.

Copenhague (Danemark)

    L'idée d'un nouveau voyage s'est alors imposée à moi, et je suis parti à Amsterdam. J'y ai rencontré un copain que j'avais connu en Inde, et nous sommes allés au Danemark pour tout l'hiver. Mais préférant la chaleur, je suis retourné en Inde pour un an de plus, via la Tunisie, le Liban et le Pakistan.
A Islamabad, les gens chez qui je logeais m'ont proposé de me convertir à l'Islam. Mais comme j'avais besoin d'amour et de liberté, je les ai quittés car cette religion ne propose ni l'un ni l'autre.

Sympa comme taxi !

En Inde, j’ai appris une langue pour me débrouiller. Nous passions l'hiver en plaine, et l'été en montagne (l'Himalaya). De plus, j'ai frôlé la mort plusieurs fois au cours de mes périples, ce qui m'a poussé à réfléchir à l'au-delà, mais n'ayant pas de réponse,  j'étais encore plus angoissé.
    Un jour, je suis rentré dans une maison où j'ai vu un petit livre : Le "Nouveau Testament",  il était déchiré, et il manquait tout l'évangile de Matthieu. Je l'ai emprunté à son propriétaire, et j'ai commencé à le lire. Ce fût mon premier contact avec la Bible.

Bain rituel dans le Gange (Inde)   

    Ensuite, je suis allé au Rajasthan, dans une "ville sainte", où j'étais le seul étranger. Je faisais des ablutions chaque jour dans un lac "sacré". Mes amis voulaient me convertir à l'hindouisme, alors ils m'ont amené dans les temples de leurs dieux. Lors d'une cérémonie, il fallait se courber devant la statue en joignant les mains, et quand mon tour est arrivé, je n'ai pas pu le faire, et je leur ai dit que cette statue ne pouvait pas être un dieu. J'avais au moins compris ça. Ils ne m'en ont pas voulu et m'ont respecté. La société indienne est divisée en "castes" et mon meilleur ami faisait partie de la caste supérieure, les Brahmanes, en principe, les plus instruits et les seuls qui peuvent être prêtres.
    
Pushkar, Rajasthan
    Puis j'ai quitté cet endroit, et je suis allé vivre tout seul au bord du Gange. C'était l'époque où les Beatles s'étaient fait initier à la "Méditation Transcendantale" et leur Guru habitait dans un monastère (ashram) où je voulais rester, mais comme il fallait payer, je suis parti. En longeant le fleuve, j'ai remarqué des grottes où vivaient des ermites. Après en avoir trouvé une vacante, je m'y suis installé. J'étais végétarien depuis longtemps déjà, et je me suis mis au régime "frugivore", c'est-à-dire que je ne mangeais que des fruits et je buvais l'eau de la rivière. Mon seul vêtement était un petit morceau de tissu et la vie était très simple. Je faisais mes exercices de yoga, comme mes voisins. Puis j'ai eu la "dysenterie".

Un sadhou au bord du Gange à Rishikesh

    J'ai décidé de remonter en montagne, épuisé et squelettique. Je ne connaissais plus personne, et je ne savais plus quoi faire, j'étais "au bout du rouleau". A ce moment-là, une religieuse bouddhiste originaire du Canada est passée et m'a proposé d'aller au monastère tibétain où elle habitait, plus haut dans la montagne. J'ai vécu avec les moines un certain temps, participant aux cérémonies (puja) et aux enseignements du lama. La nonne qui m'avait amené là possédait un Nouveau Testament (!) que j'ai emprunté, et j'ai lu l'Apocalypse.

Dalhousie

    Puis j'ai rencontré un "guru" qui enseignait une technique de méditation qui était, soi-disant, un raccourci pour atteindre le "Nirvana", car dans le bouddhisme, on croit au cycle perpétuel des réincarnations. Il m'a initié à une méthode appelée "Vipasana", et j'ai voulu devenir moine dans un monastère au village où Gautama a eu son illumination, c'est-à-dire qu'il est devenu "Bouddha". Je me suis fait raser le crâne et je suivais un régime strict. Des restrictions très sévères étaient appliquées : nous ne pouvions pas écouter de musique, nous devions respecter certains jours de silence, dormir sur une planche…Nous méditions plusieurs fois par jour, sans bouger pendant des séances d'une heure chacune.

Bodh Gaya

    Un jour, deux garçons sont arrivés au monastère, et comme les cours du soir étaient en anglais pour les étrangers, je leur servais d'interprète. L'un d'eux possédait un gros livre noir : La Bible, achetée à Delhi (la capitale) à 1000 Km de là".


    Après la lui avoir empruntée, je me suis mis à la lire tout en recevant les enseignements du guru. C'est là que j'ai lu ce verset : "Celui qui cherche, trouve", ce qui m'a encouragé à poursuivre ma recherche.
  

   Dans ma tête, ça commençait à se bousculer, car j'essayais de comparer Jésus à Bouddha. Finalement, j'étais de plus en plus impressionné par la personne de Jésus-Christ. D'abord par les miracles, ensuite par la sagesse, par l'amour et par la liberté d'expression qu'il avait face aux religieux (par exemple, quand il dit : "Vous êtes une race de vipère")… Je continuais à leur expliquer les cours du prof, tout en leur répétant les paroles de Jésus, jusqu'au jour où celui qui m'avait prêté la Bible m'a demandé de la lui rendre pour qu'il la lise. Quant à moi, j'étais au même point qu'avant avec mes questions sans réponses, et je sentais que je devais partir alors je suis retourné en montagne.

Vue depuis Almora

    J'y ai rencontré un juif avec lequel j’ai partagé le logement. Il avait une Bible. Après un certain temps, j'ai fait un bilan de ma situation : je n'avais aucune solution à mes problèmes, alors ce n'était pas la peine de rester là plus longtemps.


    Je suis retourné en France, vivre en communauté dans une vieille ferme, appelée "Bidon" dans la Nièvre. Nous étions quatre, et nous avions des chèvres, des poules, des ruches, et un jardin de légumes et de cannabis… Il y avait un livre appartenant à l’un des 4 qui était juif, sur la cheminée : La Bible ! J’ai décidé donc de la lire en entier, ce qui a pris un an. Nous étions tous en recherche spirituelle dans la mouvance « Nouvel-âge », et il y avait également d'autres livres.
  
     Un jour d'hiver où j'étais seul, je lisais l'évangile de Jean au chapitre 14, lorsque Thomas dit à Jésus : "Seigneur montre-nous le chemin". En fait, ce n'était plus Thomas, mais moi qui posait la question à Jésus.  La réponse du Seigneur m'a surprise, car j'aurais tout imaginé sauf ça : "Je Suis Le Chemin, La Vérité et La Vie, nul ne vient au Père que par Moi."
    Personne n'avait pu m'influencer, j'étais seul ! J'ai compris tout d'un coup que c'était Lui, et qu'il n'y avait pas d'autre chemin. Avant cela, je croyais que tous les chemins menaient au même dieu. Je n'étais pas arrivé au but, mais j'avais une indication. Un peu comme si on est perdu sur une route, et que tout d'un coup, nous trouvons un poteau indicateur qui nous indique le lieu où nous allons… J'ai pris les autres livres, et je les ai brûlés. Dieu m’a fait comprendre qu’Il fallait que je choisisse : Continuer de fumer du cannabis ou le suivre. J’ai donc décidé de le suivre et de me débarrasser de tout ce qui le dérange.


    Je n'ai pas partagé cette découverte avec mes amis, puis nous sommes allés en Suisse dans une communauté bouddhiste, et sur le retour, à Neuchâtel, étant au bout du rouleau, j'ai prié Dieu, lui disant à peu près ceci :
    " Je n'en peux plus, si tu existes vraiment, il faut que Tu fasses quelque chose pour moi, et j'ai lu dans le Livre, que Tu avais des disciples, mais si Tu en as encore aujourd'hui permets moi d'en rencontrer au moins un qui puisse m'aider." Je n'en ai parlé à personne, mais un jour ou deux après, alors que nous faisions du stop pour revenir à "Bidon", un homme nous a pris dans sa voiture, et nous a dit: "Connaissez-vous Jésus-Christ ?", et il  nous a annoncé l’évangile. J'étais heureux de voir la réponse à ma prière. J'ai compris que Dieu existe, la preuve, c'est qu'Il répond à la prière. Et j'ai compris qu'Il ne m'en voulait pas, mais qu'Il s'intéressait à moi, ça m'a redonné espoir pour aller de l'avant.


    Ce chrétien nous a donné un livre intitulé : "Si tu veux aller loin", qui parlait de la vie éternelle, c'est ce dont nous avions besoin. Au bout d'une dizaine de pages, j'ai dit à mon copain que ce n'était pas la peine de continuer à lire, mais qu'il était préférable d'aller voir cet écrivain. Nous n'avions pas un centime, puisque dans la communauté nous mangions ce que la terre produisait. Ralph Shallis habitait dans le Gard à côté d'Alès, et nous avons mis 5 jours pour y aller.
   
Nous avons trouvé sa maison isolée à la campagne, et il n'y avait  personne, alors nous avons sorti les sacs de couchage pour dormir dans le garage. Tout à coup, des phares nous ont réveillés, c'était sa femme ! Nous étions gênés, vis-à-vis de cette femme qui rentrait seule en hiver, la nuit dans cette maison isolée, et qui trouvait deux hommes hirsutes dans son garage. Quelle drôle de surprise !

    Après nous avoir demandé ce que nous faisions, elle nous a proposé de rentrer, et nous a servi du thé avec des biscuits… Puis son mari est arrivé, et nous a demandé ce que nous voulions. Nous lui avons expliqué que nous avions lu son livre et que nous cherchons la vie éternelle. Il a ouvert sa Bible et nous a parlé du problème du péché. Il nous a dit : "Entre vous et Dieu, il y a un mur, c'est tout le mal que vous avez fait. Dieu vous demande de vous repentir!"  Alors nous avons commencé à confesser nos péchés à Dieu, ça a duré une semaine. J'étais très mal parce qu'il nous avait parlé de la condamnation... J'étais persuadé qu'avec tout le mal que j'avais fait, je serais jeté dans le feu éternel. Puis il nous a prêché la Bonne Nouvelle du Salut :


    Jésus-Christ crucifié pour nos péchés, et ressuscité, celui qui croit en Lui est pardonné, et reçoit la vie éternelle gratuitement… Je n'arrivais pas à le croire. Six jours après, cet homme a compris que j'avais un blocage à cause de l'occultisme. En effet, j'avais fait de la radiesthésie, du yoga, de la méditation, des voyages astraux et d'autres choses (drogues et alcool). Il m'a dit de le confesser, et a prié pour que je sois délivré de ces liens.


    Le lendemain dans la campagne, avec mon copain, nous avons lu un petit texte des Ecritures et ensuite, dans la prière je me suis confié au Seigneur. Je me suis emparé par la foi de Ses promesses. Notamment de celle-ci : "Celui qui croit en moi a la vie éternelle". C'est ce petit verbe "a" qui m'a vraiment convaincu parce qu'il est au présent, auparavant je croyais que la vie éternelle commençait après la mort. C'est à ce moment là que je suis né de nouveau.


   A partir de là, j'ai démarré une nouvelle vie, avec le Seigneur dans mon cœur. Je sais que Dieu est mon Père et que rien ne peut me séparer de Lui. Je passerai l'éternité avec Lui, dans le bonheur parfait, en compagnie de tous ceux qui auront également mis leur confiance au Seigneur Jésus notre seul Sauveur.
Est-ce que tu seras là ? 


A Lui seul soient la Gloire, l'Honneur et le Règne, à perpétuité !!! 
                                                                                                                                     
Pierre Danis